Publié par David Deteve dans Comparatifs et Classements le 15/11/2025 à 21:36
On ne va pas tourner autour du cadran.
Tu hésites entre les deux, tu vois l’ancienne Huawei Watch Ultimate bradée, la nouvelle Ultimate 2 affichée plein pot, et tu te demandes si la différence de prix se voit vraiment au poignet. Très bonne question.
En bref : le verdict en une minute
Petit tour rapide avant de rentrer dans le dur.
- Huawei Watch Ultimate 2 : meilleure précision GPS, capteurs santé nouvelle génération (TruSense + X-Tap), écran beaucoup plus lumineux, plongée jusqu’à 150 m avec sonar de communication sous l’eau. C’est la version « tout à fond ».
- Huawei Watch Ultimate : autonomie plus longue en usage mixte, plongée déjà très sérieuse jusqu’à 100 m, même ADN « tank de luxe », prix nettement plus bas en 2025 (surtout en promo ou d’occasion). C’est la bonne affaire raisonnable.
- Mon résumé brutal : tu plonges vraiment, tu veux le meilleur tracking santé/GPS, tu acceptes de recharger plus souvent → Ultimate 2. Tu veux un monstre robuste, plus de batterie et un prix qui pique moins → Ultimate.
Et si tu veux replacer ces deux modèles dans toute la gamme, va jeter un œil à mon guide des meilleures montres Huawei selon ton budget.
La Huawei Watch Ultimate sortait en 2023 : 10 ATM, plongée certifiée jusqu’à 100 m, gros boîtier métal, vraie montre de plongeur / outdoor, pas un gadget de bureau. En 2025, Huawei en remet une couche avec la Watch Ultimate 2 : même cible, mais plus profond, plus lumineux, plus bardé de capteurs.
Les deux restent des montres ultra-premium, pensées pour la plongée, la rando engagée, les expés et le golf. Pas pour compter trois pas dans le salon. Bref, si tu hésites entre ces deux-là, tu es clairement dans le haut du panier.
Les deux montres partagent la même philosophie : boîtier en liquid metal à base de zirconium, lunette céramique, verre saphir. Ça sonne marketing, mais en main, ça ne trompe pas : c’est froid, dense, ça ne sonne pas creux. Tu sens tout de suite que ce n’est pas une GT d’entrée de gamme.
L’Ultimate 2 pousse le curseur encore un peu plus loin côté finition : boîtier légèrement retravaillé, silhouette octogonale plus nette, bracelet fluoroélastomère mieux fini. Sur un poignet moyen, ça passe. Sur un poignet fin… honnêtement, c’est massif, presque trop, surtout en usage purement urbain.
Les deux montres embarquent un écran LTPO AMOLED de 1,5" en 466 × 466 px. Sur le papier, ça paraît identique. En vrai, non.
La première Ultimate tourne déjà autour de 600 nits de luminosité mesurée, suffisante pour lire les données en plein midi sur le pont d’un bateau, sans plisser les yeux toutes les deux secondes. L’Ultimate 2, elle, explose les compteurs avec un pic annoncé à 3 500 nits. Tu tournes le poignet, et l’écran perce littéralement le soleil. C’est violent, mais diablement lisible pour un plongeur ou un trekkeur en haute montagne.
Du coup, en termes de confort visuel, il n’y a pas débat : même cadran, même taille, mais l’Ultimate 2 met une vraie claque en lisibilité extrême. Au prix d’autre chose, on y revient.
La Huawei Watch Ultimate n’est pas ridicule : capteur cardio optique déjà solide, ECG, SpO2, suivi du stress, sommeil avancé. Sur mes séances de course et de muscu, les courbes de fréquence cardiaque restaient globalement propres, avec parfois quelques ratés sur les fractionnés très nerveux.
La Huawei Watch Ultimate 2 passe à un étage au-dessus avec le système TruSense et le module multi-capteurs « Distributed Super-Sensing » couplé au fameux bouton X-Tap sur la tranche. Là, on n’est plus seulement sur de l’optique de poignet : la montre combine capteurs optiques, électriques, mécaniques et même acoustiques pour affiner les mesures.
Dans l’Ultimate 2, le capteur… non, en fait, toute la suite TruSense est nouvelle. Et ça se voit dans les données : fréquence cardiaque plus stable dans les montées, SpO2 plus cohérente, ECG déclenché au doigt via X-Tap avec des résultats beaucoup plus proches d’une ceinture ou d’un ECG externe.
Pour un utilisateur « lambda », les deux feront le job. Pour quelqu’un qui s’intéresse vraiment à ses métriques (HRV, apnées du sommeil suspectées, récup), l’Ultimate 2 commence à justifier son surcoût. Je détaille tout ça dans mon test complet Huawei Watch Ultimate 2.
Les deux montres reposent sur un GNSS multi-bande/multi-constellations, avec ce fameux système maison Sunflower. La première Ultimate offrait déjà une bonne précision : sur un aller-retour de 2,1 km mesuré, les écarts restaient raisonnables, avec parfois une trace qui « lèche » un peu les bâtiments en ville.
Sur l’Ultimate 2, Huawei annonce un Sunflower amélioré : double fréquence, cinq systèmes couverts (GPS, GLONASS, Galileo, BeiDou, QZSS), algos de correction revus. En pratique, on passe d’un rayon d’erreur autour de 10 m à plutôt 7–8 m sur les zones compliquées. Ça n’a l’air de rien, mais sur une trace longue, ça supprime beaucoup de zigzags parasites et ça stabilise distance et allure.
Sur mes tests terrain (boucles en ville autour de Toulouse, sous-bois et vallons), l’Ultimate 2 verrouille le signal plus vite, dérive moins près des immeubles, et colle mieux à la réalité sur des segments que je connais au mètre près. Là, oui, l’écart technique est réel.
Côté plongée, la Watch Ultimate supporte déjà jusqu’à 100 m, avec multiples modes (loisir, technique, apnée), profondeur, temps de plongée, vitesse de remontée, alarmes de sécurité. Pour 99 % des plongeurs loisir, c’est déjà largement suffisant.
La Watch Ultimate 2 pousse le curseur à 150 m et 20 ATM, avec des algorithmes de plongée encore plus poussés. Franchement, qui a besoin de 150 mètres ? Ça dépend, bien sûr, mais pour 99 % des gens, le 100 m suffisait déjà amplement. Pour les plongeurs tek, pros, ou ceux qui veulent juste le top pour se rassurer, ce surplus de marge ne sera pas de trop.
Là où l’Ultimate 2 change vraiment la donne, c’est avec son mini-sonar de communication sous-marine. Deux Ultimate 2 peuvent échanger des messages pré-enregistrés et des émojis jusqu’à environ 30 m de distance, avec un mode SOS qui porte plus loin. C’est envoyée par impulsions acoustiques, pas par Bluetooth magique : faible débit, mais suffisant pour dire « OK », « remonte », « problème », sans gestuelle approximative.
Ça, c’est une fausse bonne idée… si ton club est équipé à 100 % en Suunto ou en ordinateurs de plongée dédiés. Mais si tu plonges en binôme équipé Huawei, c’est un avantage énorme : moins de malentendus, plus de sécurité, et un historique de messages consultable après la plongée. Très niche, mais très sérieux.
Sur le papier, la Huawei Watch Ultimate reste la reine de l’autonomie : jusqu’à 14 jours en usage léger, autour d’une semaine en usage mixte sérieux (notifications, quelques séances GNSS, suivi santé activé), et 3–4 jours si tu enchaînes les séances longues avec écran toujours allumé.
La Watch Ultimate 2, elle, annonce plutôt 4–5 jours d’usage typique selon que tu es sur Android ou iOS, avec un mode économie capable d’étirer jusqu’à une dizaine de jours en coupant une partie des fonctions avancées. En gros : sur le terrain, tu passes d’un « je la charge une fois tous les 7–10 jours » à un « je la charge tous les 3–5 jours ».
Et pourtant, la batterie de l’Ultimate 2 est plus grosse, autour de 867 mAh, contre un bloc nettement plus petit sur la première Ultimate. Le problème ne vient donc pas de la capacité, mais de ce qu’elle alimente.
La différence d’endurance n’est pas une régression gratuite. Elle vient de trois choses très simples :
Résultat : sur une semaine avec 3 sorties GNSS, quelques exercices de plongée en fosse et un Always-On Display actif, l’Ultimate 2 s’effondre là où l’Ultimate sortait encore la tête haute. Ça ne la rend pas mauvaise, mais ce n’est plus la « montre de 10 jours » qu’était la première.
| Modèle | Autonomie mixte réaliste | Étanchéité annoncée | Prix constaté fin 2025 |
|---|---|---|---|
| Huawei Watch Ultimate | 5–8 jours selon usage, jusqu’à 14 jours très léger | 10 ATM, plongée certifiée jusqu’à 100 m | Souvent entre ~550 et 650 € neuve, autour de 400 € en occasion sérieuse |
| Huawei Watch Ultimate 2 | 3–5 jours en usage mixte, jusqu’à ~10–12 jours en mode éco | 20 ATM, plongée certifiée jusqu’à 150 m + sonar | PPI autour de 899–999 €, fréquemment -10 % en promo de lancement |
En boutique officielle Huawei, l’Ultimate 2 reste positionnée très haut, avec parfois des packs (FreeBuds offerts, balances connectées en bonus, codes -10 %). Chez les revendeurs type Darty, Amazon, Fnac, on voit déjà des remises agressives sur l’Ultimate, parfois plus de 30 % par rapport au tarif de départ.
Si tu te demandes comment Huawei se place face aux autres marques « value » type Xiaomi, va voir le comparatif Dakofied détaillé Xiaomi Huawei sport et autonomie : ça permet de recadrer ce que tu payes vraiment en plus sur la série Ultimate.
Et si tu hésites encore entre rester chez Huawei ou partir sur un autre écosystème, jette un œil à mon duel Huawei vs Samsung meilleure alternative Apple : ça remet bien les choses en face de l’Apple Watch.
En gros, si tu veux le meilleur de la techno Huawei aujourd’hui, sans discuter, c’est l’Ultimate 2. Si tu veux un tank polyvalent, avec une autonomie qui rassure, à un prix un peu moins délirant, l’Ultimate reste une très belle affaire.
Bref, le choix est clair : fonction contre budget. À toi de voir où tu places le curseur.
David Deteve – rédacteur & testeur terrain indépendant. Montres testées entre juin et novembre 2025 autour de Toulouse (stade d’athlé, boucles urbaines, sous-bois) et en Méditerranée pour la partie plongée loisir (jusqu’à –20 m).
Méthode : comparaisons croisées avec une ceinture cardio et des montres de référence (Garmin Forerunner haut de gamme, Suunto orientée outdoor), boucles GPS connues au mètre près, suivi batterie avant/après chaque session, plongées encadrées avec ordinateur dédié en référence.