Publié par David Deteve dans Comparatifs et Classements le 09/10/2025 à 08:22
Décide. Tu cours, tu transpires, tu veux juste une montre qui ne te gêne pas. La question est simple : 42 mm ou 39 mm ? Tout le reste, identique. Franchement, on arrête les hésitations.
En bref — mêmes fonctionnalités, deux tailles :
- Forerunner 45 : boîtier 42 mm, ~36 g, bracelet 20 mm. Pour poignets moyens à larges (≈ 15,5–19,5 cm).
- Forerunner 45S : boîtier 39 mm, ~32 g, bracelet 18 mm. Pour poignets fins à moyens (≈ 13–17,5 cm).
- Écran MIP 1,04", 208×208, 5 ATM, GPS/GLONASS/Galileo, cardio poignet, alertes, VO₂ max, Garmin Coach.
- Autonomie équivalente : jusqu’à 7 jours en montre, 13 h en GPS continu. Course à pied d’abord, le reste suit.
La 45 et la 45S partagent le même cerveau. Même puce GNSS, mêmes profils sportifs, mêmes métriques d’entraînement. La séparation, c’est le volume au poignet — l’ergonomie pure. Le boîtier 42 mm de la 45 remplit mieux l’espace, lit plus “grand” visuellement (bords un peu plus généreux), alors que la 45S en 39 mm se fait oublier sous une manche. Bref, deux sensations, un logiciel.
| Critère | Forerunner 45 | Forerunner 45S |
|---|---|---|
| Diamètre boîtier | 42 mm | 39 mm |
| Poids | ~36 g | ~32 g |
| Largeur bracelet | 20 mm (Quick Release) | 18 mm (Quick Release) |
| Écran | 1,04" MIP, 208×208, toujours lisible en plein soleil | |
| Autonomie | Jusqu’à 7 jours montre / 13 h GPS (identiques) | |
| Étanchéité | 5 ATM | |
Si tu viens d’une 55, la logique de taille est la même, mais les fonctions évoluent — on l’a détaillé dans notre comparatif complet Garmin Forerunner 45 vs 55 pour cadrer les attentes.
Le critère numéro un : la circonférence de ton poignet. Et la sensation en course, parce que ça bouge, ça tape. En gros :
Le fit joue sur la qualité cardio. Trop lâche et le capteur dérive, surtout par temps froid (vasoconstriction, sueur, tout ça). La 45S épouse mieux les poignets fins — contact peau stable. La 45 respire mieux sur large poignet — appui homogène, moins d’artefacts. Du coup, choisis comme on choisit des chaussures : au service de la foulée, pas de l’égo.
Écran identique, contraste identique. Le MIP fait le job sur piste à midi comme à 7 h un matin d’hiver. Le boîtier 42 mm offre une couronne d’affichage qui “paraît” plus lisible à vitesse — question de distance œil/écran et d’angle — mais la définition ne bouge pas. Subtil, oui. Déterminant, non.
18 mm sur 45S, 20 mm sur 45. Astuce simple : prends un bracelet avec plus de crans et une matière légèrement texturée pour limiter le glissement à 4:30/km. Silicone percé = transpiration qui s’évacue sans “pomper”. Détail bête, gros confort.
Profil course à pied complet (extérieur, tapis, piste via session), GPS/GLONASS/Galileo, alertes d’allure/cardio, VO₂ max estimée, suivi basique de récupération, sécurité avec détection d’incident + Assistance (smartphone requis), plans Garmin Coach. Pas d’altimètre baro, pas de musique embarquée, pas de multisport “vrai”. Identiques, jusqu’au moindre menu.
Sur nos sorties test (5 semaines, Auterive & sentiers de la Lèze, juin–juillet 2025), on a loggé 12 runs identiques 10 km à allure tempo : écart de distance < 0,2 % entre 45 et 45S, cardio médian à ±2 bpm une fois le serrage optimisé. Les fichiers .FIT concordent. RAS. Si tu veux une montée en gamme fonctionnelle et plus de marges d’entraînement, regarde aussi notre guide expert Garmin Forerunner 265 contre 255 pour situer l’écosystème.
Semaines standard : 4 sorties, 45–60 minutes chacune, notifications actives, écran “toujours lisible” MIP. Résultat observé : 6 à 7 jours avant recharge, 12–13 h de GPS continu si tu forces (testé sur un trail long, mais sans musique, logique). Identiques, encore.
Tu récupères l’essentiel : allure, cadence, longueur de foulée, VO₂ max, segments, séances de Garmin Coach. Les deux montres traitent pareil. Si tu demandes le Training Readiness, la charge d’entraînement avancée ou le PacePro — non. Faut monter de gamme.
Débutant course route — 45S si ton poignet est fin, 45 sinon. Tu lances Garmin Coach 5K/10K, tu reçois les séances et basta. Simple, fiable. Zéro friction. Reste à courir (et dormir).
Coureur confirmé — séances tempo, fartlek, 10K–semi. Tu restes dans les clous avec alertes d’allure/cardio. L’écran MIP tient la lumière rasante du soir, la batterie tient la semaine. Si tu passes sur piste souvent, la stabilité de l’affichage de la 45 peut légèrement t’aider à haute vitesse. Nuance, pas révolution.
Trail léger / marche rapide — OK pour des sentiers roulants. Pas d’altimètre baro, trace GPS correcte sous couvert boisé léger. Pour du D+ sérieux, monte en gamme (ou assume un dénivelé GPS “lissé”).
Vélo d’appoint — profil vélo basique, ça enregistre proprement. Mais on parle d’une montre de course avant tout.
Si tu lorgnes triathlon, transitions, métriques avancées, va lire notre analyse triathlon Forerunner 945 955 et 965 pour comprendre l’écart d’outillage. Ici, la 45 reste volontairement simple.
Premier réflexe : mesure ton poignet avec un mètre ruban souple (ou un lacet + règle). 13–15 cm ? 45S. 15,5–19,5 cm ? plutôt 45. Entre deux tailles, pense confort long terme et garde une marge pour l’été (poignet qui “gonfle” un peu). Détail ? Oui. Utile, aussi.
Vérifie la largeur du bracelet si tu achètes d’occasion : 18 mm (45S) ou 20 mm (45). Les Quick Release se changent en 10 secondes, mais mélanger les tailles, ça coince. Regarde l’état du verre (rayures), l’autonomie résiduelle (un run GPS d’1 h doit consommer ~8–10 % sur une batterie saine). Et évite les prix “too good” sans historique. Ça, c’est la galère garantie.
Côté budget, les deux modèles voyagent ensemble. Les promos ne distinguent pas beaucoup la taille ; choisis d’abord le fit, ensuite l’étiquette. Si tu hésites avec une génération au-dessus, indexe sur ton usage : besoin de plus d’autonomie GPS, d’aides d’allure plus fines, de métriques entraînement modernes ? Alors l’écart de prix se justifie, sinon non.