Publié par David Deteve dans Actualités le 07/10/2026 à 19:47
Elle n’a pas besoin de lumière pour briller. Et ce n’est même pas le détail le plus étonnant de la ProTek Series 1010.
Cette plongeuse tactique de 42 mm appartient à la collection officiellement approuvée par l’United States Marine Corps. ProTek ne s’est donc pas contentée de coller un logo militaire sur le cadran : selon la marque, ses montres ont été soumises à l’USMC pour évaluation avant d’être acceptées comme montres officielles du Corps des Marines.
Un positionnement qui rappelle forcément Luminox. Et pour cause : derrière ProTek se trouve Barry Cohen, fondateur et ancien propriétaire de Luminox, marque devenue célèbre notamment grâce à son histoire avec les Navy SEALs. Avec ProTek, il reprend la même idée de base : fabriquer une montre simple à lire, robuste et visible dans l’obscurité sans devoir appuyer sur un bouton.
C’est la technologie Pro-Glo T25 qui donne à la ProTek Series 1010 son principal argument. De minuscules tubes de tritium s’illuminent en permanence, sans exposition préalable au soleil, sans LED et sans recharge.
ProTek annonce une luminosité continue pendant 25 ans. Attention toutefois à un détail souvent mal compris : cela ne signifie pas que la montre fonctionne 25 ans avec la même pile. Le mouvement quartz japonais Miyota 2S60 est alimenté par une pile donnée pour environ 10 ans. C’est le système d’illumination au tritium qui reste autonome pendant plusieurs décennies.
Dans le noir complet, la différence avec une matière photoluminescente classique est énorme. Pas besoin d’avoir « chargé » le cadran quelques minutes auparavant. Pour une montre destinée aux environnements tactiques, à la plongée ou au travail nocturne, ça a du sens.
Si cette technologie vous intrigue, notre sélection des montres homme à aiguilles luminescentes permet justement de comparer les différentes solutions utilisées pour lire l’heure dans l’obscurité.
Sur le papier, la Series 1010 coche presque toutes les cases d’une vraie tool watch. Son boîtier de 42 mm et sa lunette unidirectionnelle 60 clics sont réalisés en composite de carbone. Résultat : malgré ses 13,95 mm d’épaisseur et son bracelet en caoutchouc, elle ne pèse que 73,2 grammes.
Le verre est en saphir avec traitement antireflet. La couronne est vissée, le fond en acier inoxydable porte l’emblème USMC et l’étanchéité atteint 300 mètres. ProTek indique également tester ses montres dans l’air et dans l’eau.
Bref, ce n’est pas une montre militaire uniquement par son esthétique. On retrouve plusieurs critères que nous détaillons dans notre guide pour choisir une montre pour l’armée : lisibilité immédiate, résistance, simplicité et capacité à fonctionner sans dépendre d’une recharge quotidienne.
C’est peut-être là que la Series 1010 devient intéressante. Son approbation USMC ne signifie évidemment pas que chaque Marine américain en reçoit une en dotation. Il s’agit d’une collection officielle approuvée par le Corps des Marines et également vendue au grand public.
En 2026, certaines versions de la Series 1010 sont encore affichées autour de 525 dollars par ProTek. Ce n’est pas donné pour une quartz. Mais entre le boîtier carbone, le saphir, les 300 mètres d’étanchéité, la pile longue durée et surtout le tritium, la fiche technique est cohérente.
Elle rejoint une famille bien particulière de montres pensées d’abord comme des instruments. Notre guide des montres militaires des forces spéciales revient justement sur cette philosophie, avec des modèles Traser, Marathon ou G-Shock.
La ProTek Series 1010 n’essaie donc pas d’être luxueuse. Tant mieux. Elle veut être légère, lisible et presque impossible à prendre en défaut dans le noir. Et cette lumière qui continue de briller, nuit après nuit, pendant environ 25 ans reste franchement son meilleur argument.