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Avis A. Lange & Söhne Langematik Perpétuelle : son calendrier va jusqu'en 2100, mais sa seconde revient à zéro

Elle connaît les dates jusqu'en 2100. Mais elle remet sa seconde à zéro d'un simple geste. La A. Lange & Söhne Langematik Perpétuelle cache deux prouesses sous son cadran classique : un quantième perpétuel capable de reconnaître les années bissextiles et un mécanisme ZERO-RESET qui facilite une mise à l'heure précise. Une montre lancée en 2001, encore fascinante aujourd'hui. Avec toutefois une faiblesse : seulement 46 heures d'autonomie.

A. Lange & Söhne Langematik Perpétuelle 310.032 E en or rose avec grande date, quantième perpétuel et phases de lune

Un calendrier qui connaît février jusqu'en 2100

Lors de son lancement en mars 2001, la Langematik Perpétuelle devient la première montre-bracelet mécanique associant un quantième perpétuel à la grande date Lange.

Son calendrier reconnaît automatiquement les mois de 28, 30 et 31 jours, ainsi que les années bissextiles.

À condition que la montre fonctionne sans interruption, la prochaine correction calendaire exceptionnelle intervient en 2100, une année qui ne sera pas bissextile.

La présentation reste traditionnelle : grande date à midi, jour de la semaine à 9 heures, mois et année bissextile à 3 heures. À 6 heures, un compteur accueille la petite seconde et les phases de lune.

Le cadran possède aussi un indicateur jour/nuit.

Un correcteur principal permet de faire avancer simultanément les indications calendaires. Des correcteurs individuels facilitent les réglages séparés.

Cette construction diffère de celle de la Lange 1 Quantième Perpétuel, qui utilise un anneau périphérique pour afficher les mois.

Je préfère personnellement la disposition de la Langematik. Plus classique, certes, mais les informations restent faciles à identifier.

ZERO-RESET : pourquoi sa seconde revient-elle à zéro ?

Le calibre automatique L922.1 compte 478 composants et fonctionne à 21 600 alternances par heure.

Son mécanisme ZERO-RESET breveté possède une particularité : lorsque l'on tire la couronne, le mouvement s'arrête et l'aiguille des secondes revient immédiatement sur zéro.

On peut ainsi synchroniser la montre précisément avec une heure de référence, sans attendre que la trotteuse atteigne naturellement les 60 secondes.

Lorsque la couronne est repoussée, le mouvement redémarre.

Lange utilise également une version plus complexe de ce principe sur son 1815 Tourbillon.

Le remontage repose sur un rotor bidirectionnel en or 21 carats, avec une masse périphérique en platine.

À travers le fond saphir, on découvre la platine trois-quarts en maillechort, le coq de balancier gravé à la main et les finitions traditionnelles de la manufacture.

Mais malgré cette mécanique impressionnante, la réserve de marche n'atteint que 46 heures.

Pour une montre à quantième perpétuel, c'est une contrainte. Un arrêt prolongé oblige à reprendre les réglages, même si le correcteur principal simplifie l'opération.

38,5 mm et plusieurs éditions : laquelle choisir ?

La référence 310.032 E en or rose possède un cadran argenté en argent massif et des chiffres romains dorés.

Son boîtier mesure 38,5 mm de diamètre pour 10,2 mm d'épaisseur. Des dimensions raisonnables pour un calendrier perpétuel automatique.

La collection a connu plusieurs déclinaisons, notamment la 310.026 E en or gris avec cadran noir, la 310.025 E en platine et la 310.021 E en or jaune. Ces références historiques ne figurent plus dans la collection actuelle.

En 2019, Lange présente la 310.050 E HONEYGOLD, limitée à 100 exemplaires.

Pour les vingt ans du modèle, deux éditions à cadran bleu apparaissent en 2021 : la 310.028 E en or gris et la 310.037 E en or rose, chacune limitée à 50 pièces.

Toutes conservent le calibre L922.1 et ses 46 heures d'autonomie.

La manufacture indique un prix sur demande pour la 310.032 E. Sur le marché de l'occasion, mieux vaut vérifier l'historique d'entretien et le fonctionnement de chaque correction calendaire.

La résistance à l'eau se limite à 3 bar et le bracelet est en alligator.

Face à la Saxonia Quantième Annuel, la Langematik apporte un calendrier plus autonome. La Saxonia Phases de Lune reste plus simple mécaniquement.

Mon verdict : j'aime cette Langematik pour son histoire et son mécanisme ZERO-RESET. Ses proportions de 38,5 mm sont séduisantes, tout comme son cadran très traditionnel. Mais ses 46 heures d'autonomie restent son principal défaut. Une montre que je choisirais pour sa richesse horlogère, pas pour sa simplicité quotidienne.

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