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Avis A. Lange & Söhne 1815 Rattrapante Quantième Perpétuel : 631 pièces, mais seulement 42 heures

631 composants. Et seulement 42 heures d'autonomie. La A. Lange & Söhne 1815 Rattrapante Quantième Perpétuel réunit un chronographe à rattrapante, un calendrier perpétuel et des phases de lune. Sa mécanique peut mesurer deux temps simultanément tout en suivant le calendrier jusqu'en 2100. Mais si son propriétaire oublie de la remonter pendant deux jours, elle s'arrête. Un paradoxe fascinant.

A. Lange & Söhne 1815 Rattrapante Quantième Perpétuel 421.056FE avec cadran en or rose et calendrier perpétuel

Une aiguille s'arrête, l'autre continue : la rattrapante expliquée

Présentée en 2013, cette 1815 reprend le principe du chronographe à rattrapante, une complication destinée à mesurer des temps intermédiaires.

Deux aiguilles centrales démarrent simultanément. Lorsqu'on active la rattrapante, l'une s'immobilise pour permettre une lecture, tandis que l'autre poursuit le chronométrage.

Une nouvelle pression libère l'aiguille arrêtée, qui rejoint instantanément sa compagne.

Le calibre L101.1 permet une lecture au sixième de seconde. Son mécanisme comporte deux roues à colonnes et un système complexe de pinces et de leviers.

Le compteur de 30 minutes occupe la position de 12 heures, qu'il partage avec l'indicateur de réserve de marche.

Cette architecture est différente de celle de la 1815 Rattrapante classique, qui utilise le calibre L101.2.

La comparaison est intéressante : cette dernière possède 365 composants et 58 heures d'autonomie. La version avec calendrier en compte 631, mais descend à 42 heures.

Pour chronométrer des écarts sur des périodes bien plus longues, la Triple Split propose une autre approche, jusqu'à douze heures.

Un calendrier jusqu'en 2100, mais 42 heures pour le faire fonctionner

Le calendrier perpétuel reconnaît automatiquement les mois de différentes longueurs et les années bissextiles.

Il ne nécessitera une correction calendaire exceptionnelle que le 1er mars 2100, à condition que la montre reste correctement réglée et alimentée.

Les indications se répartissent entre quatre compteurs. À gauche, la date et le jour de la semaine. À droite, le mois et l'année bissextile.

À 6 heures, la petite seconde accompagne une phase lunaire dont la précision théorique atteint un jour de décalage après 122,6 ans de fonctionnement continu.

Mais voilà le problème : le mouvement manuel ne possède que 42 heures de réserve.

Un oubli de remontage peut donc arrêter la montre et imposer une remise à jour du calendrier. Certes, des correcteurs facilitent cette opération. Mais une telle complication mérite une certaine discipline.

Ceux qui privilégient un calendrier plus simple peuvent regarder la 1815 Quantième Annuel, dont le mouvement offre 72 heures d'autonomie.

631 composants, trois références : laquelle choisir ?

Le calibre manuel L101.1 rassemble 631 pièces, dont 211 pour le calendrier perpétuel et 206 pour le chronographe à rattrapante.

Il fonctionne à 21 600 alternances par heure. Son fond saphir dévoile les deux roues à colonnes, les chatons en or vissés et le coq de balancier gravé à la main.

La collection comprend trois références principales.

La 421.025FE en platine, présentée en 2013, possède un cadran argenté. La 421.032FE en or rose reprend une présentation classique, avec un cadran également argenté.

En juillet 2023, Lange dévoile la 421.056FE en or gris, accompagnée d'un cadran en or rose massif. Cette édition est limitée à 100 exemplaires.

Les trois mesurent 41,9 mm de diamètre pour 14,7 mm d'épaisseur et partagent le même calibre L101.1.

Une édition particulière, la 421.048FE HANDWERKSKUNST de 2017, a également été produite à 20 exemplaires, avec un cadran émaillé et gravé à la main.

Personnellement, je choisirais la 421.056FE. Le contraste entre le cadran rose et le boîtier blanc lui donne une personnalité plus chaleureuse.

La manufacture affiche un prix sur demande. Avec une étanchéité de 3 bar, un bracelet en alligator et une mécanique aussi délicate, mieux vaut aussi anticiper les frais d'entretien.

Face au Datograph Perpétuel Tourbillon, cette 1815 conserve une esthétique plus traditionnelle, sans tourbillon.

Mon verdict : c'est l'une des mécaniques Lange les plus impressionnantes. J'admire son calendrier, ses deux roues à colonnes et son cadran parfaitement organisé. Mais je préfère la 1815 Rattrapante simple pour le plaisir du chronographe, sans la contrainte du calendrier perpétuel.

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