Publié par David Deteve dans Actualités le 09/10/2026 à 17:33
1 500 dollars pour une G-Shock sans Bluetooth. À ce prix, on pourrait s'attendre à une débauche de fonctions connectées. Casio prend exactement le chemin inverse.
La marque japonaise commercialise aux États-Unis deux déclinaisons de sa gamme Master of G : la G-Shock Mudmaster GWG-B1000-1A3 à 880 dollars et la Frogman GWF-D1000BC-1 à 1 500 dollars.
620 dollars les séparent. Pourtant, c'est la moins chère qui communique avec un smartphone. Une anomalie ? Pas vraiment. Les deux montres ne sont tout simplement pas conçues pour affronter le même environnement.
La GWG-B1000-1A3 est faite pour la terre. Boue, poussière, vibrations, chocs : sa structure Carbon Core Guard associe carbone, résine biosourcée et acier inoxydable.
Son triple capteur regroupe quatre mesures : boussole, altitude, pression atmosphérique et température. Le baromètre peut notamment signaler les variations importantes de pression.
La connexion Bluetooth avec l'application Casio Watches apporte un journal d'activité, la mémorisation de positions et un indicateur permettant de retrouver un emplacement enregistré. Attention : les coordonnées GPS proviennent du smartphone, pas d'une puce GPS autonome dans la montre.
Avec son verre saphir antireflet, son alimentation Tough Solar, son réglage radio Multiband 6 et ses 114 grammes, elle joue dans une autre catégorie que les G-Shock solaires plus accessibles.
On retrouve néanmoins une critique familière : la lisibilité du petit affichage numérique. Un défaut également évoqué dans notre analyse des avis sur la G-Shock GA-2000.
La GWF-D1000BC-1 change radicalement de philosophie. Ici, pas d'aiguilles ni de Bluetooth. Casio installe un affichage entièrement numérique et privilégie les fonctions de plongée.
Son profondimètre mesure jusqu'à 80 mètres, avec une résolution de 10 centimètres. Elle conserve les données de 20 plongées, surveille la vitesse de remontée et affiche les marées.
Elle dispose également d'une boussole numérique, d'un thermomètre, du Multiband 6 et de la recharge solaire. Son étanchéité à 200 mètres répond à la norme ISO applicable aux montres de plongée.
Autre différence majeure : son bracelet composite acier-résine possède une extension permettant de le porter sur une combinaison. Le poids grimpe à 181 grammes, avec un boîtier épais de 18 mm.
Cette approche instrumentale rappelle une autre montre de plongée extrême, la Bremont Supermarine Full Ceramic, même si les deux modèles n'utilisent pas les mêmes technologies.
Sur les forums de passionnés, les propriétaires de GWG-B1000 apprécient particulièrement sa construction et ses fonctions de navigation. Certains regrettent toutefois la calibration automatique de l'altimètre ou un compte à rebours limité à 60 minutes.
Du côté des Frogman GWF-D1000, la finition impressionne. Mais plusieurs utilisateurs évoquent un bracelet très long et parfois rigide, peu pratique au quotidien. Des retours concernant la même famille technique, pas spécifiquement cette nouvelle couleur.
Pour la randonnée, les travaux extérieurs ou l'aventure terrestre, la Mudmaster paraît plus polyvalente. Son Bluetooth ajoute une vraie commodité, sans imposer de recharge quotidienne par câble.
La Frogman s'adresse à un public beaucoup plus précis. Sa certification de plongée, son profondimètre et sa construction spécialisée expliquent une partie du supplément tarifaire. Ils ne garantissent pas pour autant que chacun y trouvera son compte.
Et pour simplement porter une G-Shock résistante tous les jours ? Notre analyse de la G-Shock GA-2100 à moins de 100 euros montre qu'il n'est pas nécessaire de dépenser une fortune.
Les deux références figurent également au catalogue français de Casio. L'actualité du 9 octobre concerne donc leur commercialisation américaine, pas leur lancement en France.
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