Publié par David Deteve dans Actualités le 13/10/2026 à 20:59
Une fine ligne d'or rose. Et 8 000 francs suisses de différence. Voilà ce qui attire immédiatement l'attention sur la nouvelle Bianchet UltraFino Tonneau Black Ceramic and Gold. Présentée le 13 octobre 2026, cette montre suisse associe une céramique noire profonde à une touche de métal précieux. Le résultat est spectaculaire, mais la véritable prouesse mécanique se cache ailleurs.
Sous ce boîtier tonneau de seulement 8,9 mm d'épaisseur fonctionne un tourbillon volant automatique. Une complication que Bianchet maîtrise déjà, puisque le calibre UT01 équipait les précédentes UltraFino. Ici, la nouveauté concerne surtout l'habillage.
Sur les autres versions de la collection, une pièce en caoutchouc assure la transition visuelle entre le boîtier et la lunette. Bianchet la remplace cette fois par un élément en or rose 18 carats, baptisé Golden Line.
Un détail presque discret sur les photographies de profil. Pourtant, il change la perception de la montre : le noir mat et satiné de la céramique contraste avec les reflets chauds de l'or. Les aiguilles et la masse oscillante reprennent cette harmonie.
Le boîtier mesure 40 × 47,5 mm. Son bracelet intégré, également en céramique noire, alterne surfaces satinées et arêtes polies. Un bracelet supplémentaire en caoutchouc accompagne la montre, avec un système de changement rapide.
À l'intérieur, le calibre manufacture UT01 affiche seulement 3,85 mm d'épaisseur. Son tourbillon volant effectue une rotation par minute, tandis que le barillet suspendu occupe la partie supérieure du mouvement. L'ensemble offre 60 heures de réserve de marche.
Bianchet annonce également une résistance aux chocs atteignant 5 000 G et une étanchéité de 50 mètres. Des caractéristiques étonnantes pour une pièce aussi fine, même si elles ne dispensent évidemment pas de précautions avec une montre de haute horlogerie.
Cette recherche de finesse rappelle, dans un autre registre, les prouesses de l'IWC Big Pilot Markus Bühler, dont le tourbillon intègre une turbine miniature.
C'est là que cette nouvelle Bianchet devient intéressante. Son prix atteint 80 500 CHF hors taxes, contre 72 500 CHF pour les déclinaisons en céramique blanche et bleu profond.
Soit 8 000 CHF supplémentaires, environ 11 % de hausse, sans nouveau mouvement.
Peut-on attribuer cet écart à la seule Golden Line ? Non. Le coût de fabrication de cette pièce en or rose n'est pas détaillé publiquement. Les finitions, les choix esthétiques et le positionnement commercial entrent aussi dans l'équation.
Chez les manufactures indépendantes, le prix ne reflète pas uniquement la quantité de métal précieux utilisée. Il traduit également une proposition esthétique, la complexité d'exécution et le degré d'exclusivité recherché.
Ce débat sur la valeur d'un tourbillon dépasse d'ailleurs Bianchet. Il se retrouve sur des créations comme l'Audemars Piguet Royal Oak Tourbillon Volant, où l'architecture mécanique compte autant que le prestige de la marque.
Et à ce niveau de prix, l'achat ne s'arrête pas à la facture. La question de l'assurance d'une montre de luxe et des garanties réellement proposées mérite aussi d'être étudiée.
Notre regard : Bianchet ne révolutionne pas son UltraFino avec cette déclinaison. Elle lui donne une personnalité plus précieuse, presque architecturale. Reste à savoir si cette différence esthétique suffit à convaincre un collectionneur de dépenser 8 000 CHF de plus. C'est une question de goût, pas de performance mécanique.
Sources : Monochrome Watches, 13 octobre 2026 et collection officielle Bianchet UltraFino Tonneau.