Publié par David Deteve dans Actualités le 21/09/2026 à 13:10
Elle avait la réputation d’être solide, sérieuse… et franchement massive. Vingt ans après l’apparition de la collection Maverick, Victorinox vient enfin de corriger le défaut qui pouvait refroidir les poignets les plus fins : sa plongeuse suisse passe désormais à un boîtier de seulement 39 mm.
Ce changement paraît simple. Il transforme pourtant complètement la montre. La Maverick conserve sa lunette de plongée, son acier et son étanchéité de 200 mètres, mais elle devient beaucoup plus facile à porter au quotidien. Et Victorinox ne lance pas un modèle isolé : la nouvelle collection compte déjà 14 versions différentes.
L’ancienne Maverick assumait une présence particulièrement marquée. Dans notre analyse des avis sur la Victorinox Maverick, sa qualité perçue, sa précision et sa robustesse ressortaient très clairement. Mais son poids et son gabarit divisaient davantage les propriétaires.
Certains appréciaient justement cette sensation de porter une montre dense et rassurante. D’autres la trouvaient simplement trop lourde ou trop imposante. Sur un poignet modeste, ce type de plongeuse pouvait rapidement occuper toute la place.
Victorinox semble avoir entendu le message. Avec ses 39 mm, la nouvelle Maverick ne cherche plus à impressionner par la taille. Elle conserve une apparence sportive, une lunette tournante unidirectionnelle et des index fortement luminescents, mais elle devrait se glisser beaucoup plus naturellement sous une manche.
En clair, la marque suisse ne transforme pas sa plongeuse en montre habillée. Elle la rend simplement portable par davantage de monde.
La nouvelle gamme comprend dix versions à quartz et quatre modèles automatiques. Les cadrans noirs et bleus jouent la carte classique, tandis que certaines déclinaisons vertes ou bicolores prennent davantage de risques.
Les versions à quartz reçoivent un mouvement suisse Ronda 715. Elles profitent également d’une résistance magnétique annoncée par la marque. Ce sont probablement les Maverick les plus rationnelles : précises, simples à utiliser et sans réglage à refaire après plusieurs jours laissés dans une boîte.
Les automatiques utilisent un mouvement Sellita SW200. Il s’agit d’un calibre suisse très répandu, connu des réparateurs et déjà utilisé par de nombreuses marques. Le plaisir mécanique est bien présent, mais le choix ne doit pas devenir automatique justement. Celui qui veut une montre fiable pour le travail, les vacances et l’eau pourra parfaitement préférer le quartz.
La vraie question sera donc simple : faut-il payer davantage pour voir vivre le mouvement automatique ou choisir l’efficacité du quartz ? Tout dépend de la relation que tu recherches avec la montre.
La réduction du diamètre ne signifie pas que Victorinox a fabriqué une Maverick au rabais. Chaque version conserve un boîtier en acier, une lunette dotée selon le modèle d’un insert minéral poli ou en céramique et une étanchéité annoncée à 200 mètres.
La marque ajoute également une double protection contre les chocs. C’est cohérent avec son identité et avec des collections réputées pour leur solidité, comme la Victorinox I.N.O.X. ou la plus radicale Victorinox Dive Pro.
Les bracelets peuvent désormais être remplacés sans outil. Passer d’un bracelet en acier à un modèle en caoutchouc ne devrait donc plus nécessiter de sortir le tournevis ou de risquer une rayure entre les cornes. Pour une montre pensée pour alterner travail, week-end et vacances, c’est une petite amélioration très concrète.
À 39 mm, la Maverick entre sur un terrain où la concurrence est féroce. Elle devra affronter des modèles comme la Certina DS Action et la Tissot Seastar, mais également des plongeuses japonaises très agressives sur le rapport qualité-prix.
L’Orient Kamasu propose par exemple un verre saphir et un mouvement automatique à un tarif difficile à battre. La Seiko Turtle conserve pour sa part une personnalité immédiatement reconnaissable, même si son boîtier est beaucoup plus imposant.
Victorinox possède toutefois un argument différent : l’image d’un produit suisse conçu pour durer, sans basculer dans le prix d’une plongeuse de luxe. La nouvelle taille de 39 mm peut précisément attirer ceux qui aimaient cette promesse, mais qui refusaient de porter une montre trop encombrante.
Sur le papier, oui. La Maverick n’avait pas besoin d’une transformation spectaculaire. Elle avait surtout besoin de perdre quelques millimètres.
Cette nouvelle génération conserve ce qui faisait sa force : construction en acier, étanchéité de 200 mètres, vraie lunette de plongée, mouvements suisses et sensation de robustesse. Elle retire simplement une partie de la brutalité qui pouvait casser le plaisir au poignet.
Le verdict final dépendra évidemment des prix français et du poids exact de chaque référence. Mais une chose est déjà claire : la Victorinox Maverick n’est plus réservée aux amateurs de grosses plongeuses. Après vingt ans, elle pourrait enfin devenir la montre suisse robuste que l’on porte tous les jours, sans avoir l’impression d’accrocher une enclume à son poignet.
La nouvelle collection Victorinox Maverick a été annoncée le 14 septembre 2026. Caractéristiques communiquées lors du lancement et collection visible sur le site officiel Victorinox.