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Apiar Carbon 1.0 OG : cette montre automatique de 38 grammes cache une technologie d’impression 3D étonnante

38 grammes pour une montre automatique avec un boîtier en carbone et titane. C'est le poids annoncé, encore estimatif, de l'Apiar Carbon 1.0 OG. Et derrière cette légèreté se cache une méthode de fabrication assez étonnante : deux technologies d'impression 3D réunies dans une même montre mécanique.

Présentée en septembre 2026, cette création britannique revient dans l'actualité après une prise en main publiée par Fratello le 11 octobre. Le journaliste confirme une sensation de légèreté remarquable au poignet. Mais tout n'est pas parfait.

Montre APIAR sur roche au couchant

Un boîtier en carbone qui ne ressemble à aucun autre

Oubliez le boîtier traditionnel taillé dans un bloc de métal. Apiar utilise une technologie appelée CBAM (Composite-Based Additive Manufacturing).

Concrètement, de fines couches de fibre de carbone sont assemblées avec du PEEK, un polymère technique réputé pour sa résistance. L'ensemble est consolidé sous l'effet de la chaleur et de la pression.

À l'intérieur, une structure en titane grade 23 est produite par fusion laser sur lit de poudre. Les ouvertures du boîtier laissent apparaître cette architecture métallique.

Le résultat est spectaculaire. Mais surtout, ces procédés permettent de fabriquer des formes complexes sans retirer autant de matière qu'avec un usinage classique.

Cette recherche technique rappelle celle de la Wren Vessel et son verre saphir particulièrement difficile à fabriquer. Deux approches différentes, avec une même obsession : repousser les limites de fabrication d'une montre.

Apiar Carbon 1.0 OG

Un mouvement suisse et seulement 9,2 mm d'épaisseur

Sous son apparence futuriste, l'Apiar Carbon1.0 OG conserve une mécanique traditionnelle.

Elle embarque le calibre automatique suisse La Joux-Perret G101, doté de 68 heures de réserve de marche.

Son boîtier mesure 40,5 mm de diamètre pour 9,2 mm d'épaisseur. On retrouve également un verre saphir antireflet et une étanchéité de 50 mètres.

Un contraste intéressant avec la Timex 1983 E Line Reissue, qui mise davantage sur le charme rétro de l'horlogerie automatique.

L'impression 3D améliore-t-elle vraiment cette montre ?

Sur le confort, l'intérêt paraît évident. Fratello souligne sa légèreté exceptionnelle, tandis que le traitement de finition du carbone nécessite notamment douze heures de lissage vibratoire.

En revanche, le journaliste regrette des index trop discrets et une quantité limitée de matière luminescente.

C'est dommage pour une montre sportive. La lisibilité reste fondamentale, comme le montrent les montres à aiguilles luminescentes conçues pour être lisibles la nuit.

Autre interrogation : la résistance à long terme de cette architecture ajourée. Ses performances restent à confirmer après plusieurs années d'utilisation.

Un prix de départ de 1 800 dollars

La Carbon1.0 OG démarre à 1 800 dollars. Une version avec bracelet Alcantara, boucle en titane imprimée en 3D et coffret spécifique atteint 2 080 dollars.

Les commandes restent ouvertes jusqu'à fin octobre 2026, avec une livraison annoncée environ quatre mois après l'achat. Pour la France, les éventuels frais d'importation méritent vérification.

Cette montre rejoint une tendance intéressante, déjà visible avec la RZE UTD-8080 et son électronique évolutive : repenser la fabrication plutôt que simplement modifier le cadran.

Notre avis : l'Apiar Carbon1.0 OG ne se contente pas d'afficher un design futuriste. Son procédé de fabrication apporte un véritable intérêt technique. Reste une question : à ce tarif, la légèreté suffit-elle à faire oublier une lisibilité perfectible ?

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